LA BASILIQUE

 

 

Un édifice inscrit au patrimoine national :

Chargé par la paroisse Notre-Dame – sous l’impulsion du curé Joseph Berset – de l’édification d’une vaste église, l’architecte-ingénieur Guillaume Ritter (1835–1912) adopte le style néo-gothique, avec un plan basilical à 3 nefs, un transept et un chœur polygonal ; à mi-hauteur, il crée une galerie continue sur tout le pourtour de l’édifice (unique en Suisse).

 

 

Pour la construction des murs, G. Ritter recourt à la pierre artificielle – un aggloméré de mortier de base de chaux et de gravier auquel il ajoute du ciment teinté afin d’obtenir l’aspect rougeâtre du grès d’Alsace (lieu d’origine de sa famille).

 

 

 

Dédié à Notre-Dame de l’Assomption, l’édifice est construit entre 1897 et 1906 sur un terrain gagné sur le lac et cédé gratuitement par la Commune de Neuchâtel.

 

 

 

Les 14 tableaux du Chemin de Croix sont ajoutés en 1908 ; le décor particulier des parois (draperie rouge-noir et jaune-noir) date de 1922 ; le grand orgue symphonique est inauguré en 1929 ; en 1933, trois grandes cloches (Maria-Josepha, la Foi et la Charité) trouvent place dans le clocher ; le maître-autel dû à l’architecte Fernand Dumas (Romont) – dont le calvaire de Marcel Feuillat (Genève) est la pièce maîtresse – est mis en place en 1937 ; la Chapelle des fonts baptismaux est réalisée en 1959 par Yoki et les frères Angeloz.

 

Relevons aussi la particularité du plafond étoilé de l’église qui comprend près de 10’000 étoiles en relief reproduisant, dit-on, la voûte céleste du 15 août 1897 (fête de l’Assomption).

Les dimensions de l’édifice marquent son importance : surface au sol 1’300 m2 ;  hauteur du clocher 53.50 m ; capacité d’accueil de 560 à 600 places assises.

L’effet du temps marque l’état du bâtiment ; ainsi la dégradation du décor extérieur entraîne une épuration entre 1955 et 1957. Une trentaine d’années plus tard, soit de 1986 à 2000, une restauration complète extérieure et intérieure est rendue nécessaire ; elle se déroule en trois étapes distinctes : le toit, les façades et vitraux, l’espace intérieur (décoration, éléments liturgiques, orgue).

C’est à ce moment que l’édifice est reconnu d’intérêt national et est classé monument historique.